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Délai pour sanctionner un salarié : règles et procédure en 2026

Par La rédaction Café Carrière · publié le

Calendrier d'août coloré sur un bureau, échéance marquée en rouge, entouré de graphiques.
Photo : RDNE Stock project / Pexels

L’employeur doit engager une procédure disciplinaire dans un délai de deux mois à partir de la connaissance des faits fautifs. Ce délai, fixé par le Code du travail, permet d’assurer une réaction rapide et équitable. Une fois ce délai écoulé, les faits sont prescrits, sauf exceptions comme la poursuite des manquements ou une procédure pénale. Une sanction prononcée hors délai peut être contestée par le salarié.

Le délai de deux mois : point de départ et exceptions

Le délai de deux mois commence dès que l’employeur, ou son représentant hiérarchique, prend connaissance des faits reprochés. Cette connaissance peut survenir après la commission de la faute, par exemple lors d’une enquête interne. Si le délai expire un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant, comme le précise Service-Public.fr.

Ce délai peut être prolongé dans deux cas. D’abord, si les faits fautifs se répètent ou se poursuivent dans le temps, l’employeur peut invoquer des manquements antérieurs de plus de deux mois, à condition qu’ils soient de même nature. Ensuite, si une procédure pénale est engagée, le délai est suspendu jusqu’à la décision définitive du juge pénal. En revanche, une sanction prononcée plus de trois ans après les faits ne peut plus être utilisée pour justifier une nouvelle sanction, selon juritravail.com.

Les étapes de la procédure disciplinaire

La procédure varie selon la gravité de la sanction envisagée. Pour une sanction mineure, comme un avertissement, l’employeur n’est pas obligé d’organiser un entretien préalable. La décision doit être notifiée par écrit, en précisant les motifs et la nature de la sanction. Pour une sanction lourde, telle qu’une mise à pied ou un licenciement, l’employeur doit convoquer le salarié à un entretien préalable. La convocation, envoyée dans le délai de deux mois, doit indiquer l’objet, la date, l’heure et le lieu de l’entretien, ainsi que la possibilité pour le salarié de se faire assister par un membre du personnel, comme l’indique Service-Public.fr.

Lors de l’entretien, l’employeur expose les motifs de la sanction envisagée et recueille les explications du salarié. La décision finale ne peut être notifiée avant un délai de réflexion de deux jours ouvrables après l’entretien. Elle doit l’être au plus tard un mois après celui-ci. Si le délai de notification expire un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant.

Les sanctions possibles et leur encadrement

Les sanctions disciplinaires peuvent aller de l’avertissement écrit à la rétrogradation, en passant par la mise à pied ou le licenciement pour faute. Le choix de la sanction doit être proportionné à la gravité des faits. L’employeur ne peut pas infliger une sanction financière, comme une amende, ni sanctionner deux fois pour les mêmes faits, comme le souligne juritravail.com.

Dans les entreprises dotées d’un règlement intérieur, les sanctions applicables sont limitées à celles qui y sont prévues. Ce document, obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés, peut imposer une gradation des sanctions. Cependant, une faute grave peut justifier un licenciement immédiat, sans avertissement préalable. Pour mieux comprendre vos droits en tant que salarié en CDI, consultez ce guide.

Les recours en cas de sanction contestée

Un salarié qui estime qu’une sanction est injustifiée ou disproportionnée peut la contester devant le conseil de prud’hommes. Cette démarche est également possible si l’employeur n’a pas respecté la procédure, par exemple en ne convoquant pas le salarié à un entretien préalable pour une sanction lourde. Pour engager cette contestation, le salarié doit se référer aux informations disponibles sur Service-Public.fr.

En cas de doute sur la régularité de la sanction, il peut être utile d’explorer d’autres options, comme une rupture conventionnelle, qui permet de quitter l’entreprise d’un commun accord. Pour convaincre votre employeur, découvrez des arguments adaptés.

En pratique

Pour engager une procédure disciplinaire, l’employeur doit d’abord identifier la date de connaissance des faits fautifs. Il dispose ensuite de deux mois pour notifier la sanction, en respectant les étapes suivantes : convocation écrite pour les sanctions lourdes, entretien préalable, délai de réflexion de deux jours ouvrables, et notification dans un délai d’un mois. La sanction doit être motivée et proportionnée. En cas de contestation, le salarié peut saisir le conseil de prud’hommes. Pour plus de détails sur les démarches, consultez Service-Public.fr.

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